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Garder le poids gagné durant la grossesse met les mères à risque de diabète de type 2
Garder le poids gagné durant la grossesse met les mères à risque de diabète de type 2

Les nouvelles mamans qui ne retrouvent pas au cours de la première année le poids qu’elles avaient avant la grossesse pourraient augmenter leurs risques de développer le diabète ou une maladie cardiaque, ou de subir un accident vasculo-cérébral plus tard dans leur vie, conclut une nouvelle étude.

 

Dans un article publié mardi dans le magazine scientifique Diabetes Care, des chercheurs torontois ont constaté que des femmes conservant un excès de poids pendant de trois à 12 mois après l’accouchement étaient davantage à risque pour le diabète et les maladies cardiovasculaires.

 

Au dire du principal auteur de l’étude, le Dr Ravi Retnakaran, les femmes n’ayant pas perdu de poids souffraient d’une pression artérielle plus élevée, de taux plus élevés de «mauvais cholestérol», résistaient davantage à l’insuline et présentaient une plus faible quantité d’une certaine hormone qui protégerait contre le diabète et les maladies cardiovasculaires.

 

Selon le médecin, les conséquences négatives d’un excès de poids suivant la grossesse peuvent apparaître beaucoup plus rapidement que prévu — au cours des 12 premiers mois suivant l’accouchement.

 

Pour mener leur étude, les chercheurs ont suivi 305 patientes en médecine obstétrique durant leur grossesse et au cours de l’année suivante. Environ 75 pour cent des femmes ont perdu au moins une partie de leur poids en moins d’un an. Des tests effectués trois et 12 mois après la naissance ont montré que leurs niveaux de cholestérol, leur pression artérielle et d’autres mesures cardiométaboliques étaient encourageantes.

 

Chez le quart des femmes n’ayant pas perdu de poids ou ayant même grossi davantage après l’accouchement, les signes médicaux étaient plus inquiétants après 12 mois qu’ils ne l’étaient après trois mois.

 

Pour le Dr Retnakaran, ces risques ne sont pas particulièrement inquiétants, puisque ces jeunes mères sont souvent dans la mi-vingtaine et en très bonne santé. Cependant, si ces conditions physiologiques se maintiennent pendant 20 ans, les risques de développer du diabète ou des maladies cardiovasculaires sont beaucoup plus élevés.

 

Les effets de la conservation du poids après l’accouchement sont semblables à ceux vécus par les femmes souffrant de diabète pendant la grossesse, ce qui, ont révélé des études, fait augmenter leurs risques de maladies cardiovasculaires plus tard.

 

«C’est le même concept, un concept très important, puisqu’il démontre que c’est à ce moment-là que vous voulez intervenir», mentionne le Dr Retnakaran.

 

Certains choix santé semblent faire une différence: les nouvelles mamans étant plus physiquement actives, particulièrement celles pratiquant le sport, étaient moins à risque de traîner des kilos en trop pendant la période de trois à 12 mois après l’accouchement, révèle l’étude.

Prévenir le diabète de type 2 en mangeant davantage de petits fruits
Prévenir le diabète de type 2 en mangeant davantage de petits fruits

Une récente étude, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, avait pour objectif d’évaluer la relation entre la consommation de fruits, de baies et de légumes et l'incidence du diabète de type 2 chez les hommes.

 

2 332 hommes âgés de 42 à 60 ans sans diabète de type 2 et sans anomalie de la glycémie à jeun ont été suivis entre 1984 et 1989. Leur prise alimentaire a été évaluée via un registre alimentaire de 4 jours. Le DT2 a été évalué par des questionnaires, des tests (glycémie à jeun, test oral de tolérance au glucose) et l’exploitation du registre de remboursement des dépenses en médicaments associés au diabète.

 

Pendant la durée moyenne du suivi (19,3 ans), 432 cas de diabète de type 2 ont été recensés. Le risque de développer le diabète était plus faible chez les consommateurs de fruits, baies et légumes (HR : 0,76, IC à 95% : 0,57-1,02). Après une analyse séparée, il s’est avéré que le risque était très faible chez les consommateurs de baies (HR : 0,65, IC : 0,49-0,88), alors qu’aucune association significative n’a été constatée pour les fruits, les légumes ainsi que les jus de fruits et de baies.

 

En conclusion, la consommation de baies en particulier pourrait réduire le risque de diabète de type 2 chez les hommes.

 

Source: The American Journal of Clinical Nutriiton; February 2014 vol.99 no.2, 328-333

Produits de luxe dans les pays moins bien nantis: un passeport pour le diabète de type 2
Produits de luxe dans les pays moins bien nantis: un passeport pour le diabète de type 2

L'obésité et le diabète de type 2 risque d’atteindre des proportions endémiques dans les pays en voie de développement à mesure que les habitants pourront s'offrir des produits de luxe comme des téléviseurs, des ordinateurs et des voitures, préviennent des chercheurs canadiens dans les pages du Journal de l'Association médicale canadienne.

 

Le professeur Scott Lear, de l'université Simon Fraser, et ses collègues ont analysé des données colligées auprès de 150 000 adultes dans 17 pays à revenu élevé, intermédiaire ou faible.

Les chercheurs ont questionné les participants concernant leur propriété de ces biens, tout comme au sujet de leur niveau d'activité physique et de leur alimentation. Ils ont décelé une hausse de 400% de l'obésité et de 250 pour du diabète de type 2 chez les habitants de pays à faible revenu étant propriétaires de ces produits de luxe.

 

L'étude a démontré que la propriété des trois produits était associée à un déclin de 31% de l'activité physique, à une hausse de 21% du temps passé assis et à une augmentation de 9 centimètres du tour de taille, comparativement à ceux qui ne possédaient aucun appareil.

 

Les chercheurs n'ont toutefois décelé aucune différence dans les pays riches, ce qui porte à croire que l'impact de la possession des trois produits s'est déjà produit et qu'il est reflété par la prévalence élevée des deux problèmes.

 

Les pays à revenu intermédiaire ou faible pourraient maintenant être frappés par les mêmes taux d'obésité et de diabète que les pays riches, a prévenu M. Lear, une conséquence directe de trop de temps passé assis, de moins d'activité physique et d'une consommation accrue de calories.

 

Article issu de La Presse Canadienne, Montréal, 11 février 2014

Découverte scientifique: Une nouvelle façon de prédire tôt les risques de développer le diabète de type 2
Découverte scientifique: Une nouvelle façon de prédire tôt les risques de développer le diabète de type 2

L'équipe de recherche dirigée par Jennifer Estall à l’Institut de recherches cliniques de Montréal a découvert qu’une protéine située dans les tissus musculaires pourrait contribuer au développement du diabète de type 2 à l’âge adulte. Les résultats de l’étude, publiée le 15 janvier dernier dans le numéro imprimé de la revue scientifique American Journal of Physiology - Endocrinology and Metabolism, indiquent que la protéine représenterait une nouvelle façon de prédire tôt les risques de diabète.

 

« Mon équipe et moi avons étudié la PGC-1α, une protéine qui régule la production d’énergie dans les cellules. Chose surprenante, nous avons constaté que les jeunes souris dépourvues de cette protéine dans les tissus musculaires apparaissaient plus saine, car elles avaient un taux de sucre plus bas avant et après les repas. Donc, à première vue, nous pensions que des niveaux plus bas de cette protéine étaient préférables » a expliqué la Dre Estall, directrice de l’unité de recherche sur les mécanismes moléculaires du diabète à l’IRCM.

 

« Toutefois, en vieillissant, les souris dépourvues de la protéine PGC-1α développaient une intolérance au glucose et une résistance à l’insuline importantes, soit des caractéristiques du diabète de type 2. Par conséquent, nous avons découvert que des niveaux chroniquement faibles de la protéine dans le muscle pourraient contribuer au développement du diabète à l’âge adulte » a ajouté la Dre Estall.

 

Bien que les niveaux de la PGC-1α aient seulement été modifiés dans le muscle, les scientifiques ont observé des effets néfastes sur la santé d’autres tissus. L’étude a démontré que l’absence de la protéine PGC-1α dans le muscle augmente l’inflammation dans le foie et dans le tissu adipeux (masse grasse), révélant ainsi un nouveau lien entre le métabolisme musculaire et l’état inflammatoire chronique du corps fréquemment associé aux maladies métaboliques comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.

 

« Notre étude suggère aussi que de faibles niveaux de la PGC-1α dans le muscle pourraient s’avérer une façon prometteuse de prédire tôt les risques de diabète de type 2 et que des médicaments augmentant les niveaux de cette protéine pourraient aider à prévenir ou à retarder la progression de la maladie » a conclu la Dre Estall.

 

Article issu du service des communications de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, 15 janvier 2014.

Le diabète, en nette progression dans le monde, tue une personne toutes les six secondes.
Le diabète, en nette progression dans le monde, tue une personne toutes les six secondes.

Selon les dernières estimations de la Fédération internationale du diabète (FID), d'ici 2035, on dénombrera 592 millions de personnes diabétiques dans le monde.

Dans sa sixième édition de l'Atlas du diabète, publié le 14 novembre à l'occasion de la journée mondiale du diabète, la FID révèle des statistiques alarmantes:

  • La majorité des personnes diabétiques a entre 40 et 59 ans et 80% d'entre elles vivent dans des pays à faibles ou moyens revenus.

  • Ce fléau a causé la mort de 5,1 millions de personnes en 2013.

  • La hausse continuelle des cas de diabète dans le monde est un signe que «la bataille pour préserver les populations du diabète et de ses complications invalidantes et potentiellement mortelles est en train d'être perdue», s'alarment les experts.

  • Environ 175 millions (46% du total) de personnes diabétiques sont actuellement non diagnostiqués, ce qui augmente les risques que la maladie évoluent vers ses complications (cécité, amputations, atteinte rénale, accidents vasculaires-cérébraux, infarctus...).

Cette augmentation est essentiellement due au diabète de type 2 (le plus courant), qui est lié à la sédentarité, l'obésité et la mauvaise alimentation (excès de boissons sucrées, de matières grasses, etc.).

 

La campagne de la Journée mondiale du diabète 2013 de la FID encourage chacun à faire Un Pas Pour le Diabète en ralliant les personnes à la cause.
La campagne de la Journée mondiale du diabète 2013 de la FID encourage chacun à faire Un Pas Pour le Diabète en ralliant les personnes à la cause.

Le diabète représente l’un des défis majeurs du XXIe siècle en matière de santé et de développement. Actuellement, 371 millions de personnes dans le monde sont atteintes de diabète et 280 millions sont exposées à un risque élevé de développer la maladie. En outre, un demi-milliard de personnes devraient être touchées par le diabète d’ici 2030. Il est toutefois possible, dans une large mesure, d’éviter le diabète et ses complications. Il existe par ailleurs des interventions abordables et éprouvées. Nous sommes tous concernés et avons tous un rôle à jouer dans l’éradication du diabète, et donc la protection de notre avenir.

La campagne de la Journée mondiale du diabète 2013 encourage chacun à faire Un Pas Pour le Diabète et rallie ainsi les personnes à la cause du diabète en les encourageant à faire un don symbolique de pas lors de différentes activités. Un pas est toute activité qui contribue à promouvoir la sensibilisation au diabète, à améliorer la vie des personnes atteintes de diabète, à encourager un mode de vie sain ou à réduire le risque individuel de développer un diabète. Les pas sont enregistrés sur notre plate-forme en ligne et additionnés jusqu’à un objectif permettant de soutenir les 371 millions de personnes vivant avec le diabète.

La campagne s’adresse tant aux particuliers qu’aux groupes (une association, une organisation ou un groupe communautaire, par exemple). Chacun peut enregistrer ses pas séparément et être classé individuellement.

La campagne se terminera officiellement lors du Congrès mondial du diabète qui se tiendra à Melbourne, du 2 au 6 décembre 2013.

Augmenter sa consommation de fruits entiers réduirait le risque de développer le diabète de type 2, selon une étude de l’école de santé publique de Harvard.
Augmenter sa consommation de fruits entiers réduirait le risque de développer le diabète de type 2, selon une étude de l’école de santé publique de Harvard.

L’étude, publiée dans la revue British Medical Journal, a révélé une diminution des risques associés au diabète de type 2 allant jusqu’à 23% chez les personnes mangeant au moins deux portions de certains fruits entiers par semaine en comparaison avec celles qui en consommaient moins d’une portion par mois.

À l’inverse, boire un grand verre ou plus de jus de fruit par jour augmente jusque dans une proportion de 21% le risque de développer la maladie. Selon les chercheurs, l’indice glycémique élevé du jus de fruit – lequel passe plus rapidement dans le système digestif qu’un fruit riche en fibres – pourrait expliquer cette augmentation.

Des chercheurs américains, britanniques et singapouriens ont compilé les données fournies par trois études américaines portant au total sur 187 382 personnes.Les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, de diabète ou de cancer au moment de l’inscription étaient exclues.

Les fruits ayant le meilleur potentiel sont, en ordre, le bleuet (myrtille), le raisin, la pomme, la poire, la banane et le pamplemousse.

D’autres recherches sont cependant nécessaires pour déterminer quelles composantes de ces fruits contribuent à la diminution du risque de développer la maladie.

 

Référence: 

Muraki I et al. (2013). Fruit consumption and risk of type 2 diabetes : results from three prospective longitudinale cohort studies. BMJ, 347. En ligne: http://dx.doi.org/10.1136/bmj.f5001